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L'éducation et l'enseignement coranique a été introduite au Sénégal au 10 ème siècle à une époque où les royaumes traditionnels profanes des «  ceddo » détenaient le pouvoir sur l'ensemble du pays. C’est en 1603, que naquit à Pire, l’Université de Pire Saniakhor, se positionnant comme le pôle du savoir le plus prestigieux dans tout le continent noir africain, au même titre que les célèbres universités d’Al- Zaytouna de Tunis, d’Al-Qarawiyine (de Fez) ou d’Al-Azhar du Caire. Le comble du paradoxe c'est qu'aujourd'hui, au moment où le Sénégal obtient  des classements plus qu’honorables de ses différents candidats aux concours de récital du Coran à travers le monde, prouvant ainsi le dynamisme du système de l'éducation et l'enseignement coranique et son aptitude à offrir une réussite pédagogique certaine, la langueur de ce système et sa mise sous l'étiquette de la médiocrité, voire du danger ne cessent de gagner du terrain

 

Il y a un peu plus d'un mois dans la bourgade de ndiagne (région de Louga) Serigne Khadim Gueye, maitre coranique au daara  « miftâhoul Mounâ » (Clé des vœux exaucés), était arrêté par les éléments de la gendarmerie de Koki sur le motif invraisemblable de pratique esclavagiste et celui de mauvais traitement sur des enfants taalibés qu'il enchaînait avec des fers aux pieds. Cet incident a été à la base d'une vive polémique autour de l'enchaînement aux pieds des élèves à l'école coranique, et du caractère humiliant et rétrograde ou non d'une telle pratique au vu de la norme en matière d'éducation, aujourd'hui en 2019. Le 27 novembre dernier le maître coranique fut ainsi condamné à deux ans de prison dont deux mois ferme lors d’une première comparution. Le verdict final prononcé le 4 décembre verra ce dernier finalement écoper de deux ans de prison avec sursis. Une sentence prononcée dans un climat de forte mobilisation en faveur du maître coranique impliquant le khalife général des mourides en personne. Il est important, lorsque l'on considère l'ampleur qu'a pris le traitement médiatique de cette affaire et ses répercussions inouïes sur l'opinion, mais aussi sur l'image déjà négative des daaras et sur celle encore plus altérée du système éducatif sénégalais en général, de rappeler que cet échec, qui est la conséquence d'une désinvolture collective, est celui de tous.

 

Tout d'abord il convient d'évoquer un point important. En effet il n'est pas besoin d'être un fin observateur pour se rendre compte de l'étendue de la mauvaise représentation dont l'enseignement dans les daaras font l'objet aujourd'hui. Cependant et au-delà d'une méconnaissance manifeste des principes et méthodes du système de l'éducation et l'enseignement coranique, les raisons diverses qui se cachent derrière ce sentiment anti-daara, quel quelles soient, n'expliqueront jamais la mauvaise foi de la part d'une partie de l'opinion, exprimée de manière sournoise et certaine à travers l'assimilation de l'enchaînement aux pieds des élèves taalibés à une pratique esclavagiste. Car avec différentes autres méthodes, l'enchaînement aux pieds fait partie d'un ensemble de principes et de règles établis dans le système de l'éducation et de l'enseignement coranique, appliqués spécifiquement à une catégorie d'élèves et dont l'objectif premier reste la préservation des conditions d'un apprentissage progressif. C'est une solution pédagogique contextuelle qui procède de l'application du principe de dissuasion. C'est un procédé connu et reconnu dans le milieu de l'éducation et l'enseignement coranique qui a toujours accompagné l'encadrement des élèves.  Toutefois à l'image de toute autre méthode à visée pédagogique, l'enchaînement aux pieds demeure une réponse perfectible, et peut et doit être améliorée dans l'intérêt de tous. Mais cette amélioration n'offrira aucune garantie de réussite si elle n'est pas menée avec sérénité, dans des conditions qui préserveront dûment  la dignité et la respectabilité des maîtres coraniques et des parents d'élèves.

 

L'abattement des daaras ainsi que la mauvaise représentation que la majorité des sénégalais se font aujourd'hui de l'éducation et l'enseignement coranique en général, et dont les symboles perceptibles se sont davantage révélés dans l'affaire du maître coranique de Ndiagne, Serigne Khadim Gueye, résultent d'une précarisation et une fragilisation du système des daaras qui ne date pas d'aujourd'hui. Les principaux responsables de cette dépression de l'école coranique sont à la fois les maîtres coraniques, l'État, les parents d'élèves et la société. S'agissant ainsi des maîtres coraniques, il faut que rappel leur soit fait avec intelligence habileté que, quelque soit la volonté, la détermination et le niveau de compétences et de maîtrise dont ils pourront faire montre, ils devront relever des défis importants tels que ceux d'humilité, d'initiatives, d'intelligence ou d'ouverture. En acceptant, par exemple, que si aujourd'hui l'enchaînement aux pieds des élèves taalibés, en tant que démarche pédagogique, ne reflète aucune pertinence aux yeux de l'opinion, c'est que les temps ont changés, et que s'ils veulent promouvoir l'école coranique et son système d'éducation et d'enseignement aujourd'hui en 2019, ils ne peuvent pas le faire en adoptant le choix stérile de demeurer sourds aux interpellations et exigences de leur époque. 

 

En ce qui le concerne, l'état a jusqu'ici toujours eu une posture inégalitaire sur la question de l'éducation et l'enseignement coranique malgré les projets initiés par les gouvernements successifs (PARRER, PAMOD) . l'État a failli dans la prise en charge des daaras. Il doit corriger cette erreur en veillant à ce que les conditions pour une éducation de qualité dans les systèmes de l'enseignement général et celui de l'éducation et l'enseignement coranique, soient les mêmes. Pour ce qui est de la société, à l'image des parents d'élèves, celle-ci a toujours transmis inconsciemment à ses enfants, de même, une image négative de l'éducation et l'enseignement coranique. Instinctivement lorsque la société veut corriger son enfant, la mesure coercitive la plus importante consiste à lancer à ce dernier : " si tu n'arrêtes pas tu ira au daara", insinuant ainsi qu'une fois au  daara l'enfant perdrait tous ses privilèges, en particulier en termes de protection et d'amour. Un enfant qui entend sans cesse cette menace et qui parallèlement peut voire toute la bienveillance qui entoure les enfants qui sont dans l'école publique, n'a pas besoin qu'on lui fasse un dessin pour se faire une opinion toute faite qui le prédispose à reconnaître ainsi que dans l'histoire, il y a , d'un côté, les bons représentés par le système de l'école publique et d'un autre côté les mauvais incarnés par les daaras.

 

Abdourahmane Babou

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نفذت جماعة عباد الرحمان فرع سيجو دورة شرعية للأئمة و الدعاة بالتاريخ 22  / 12 / 2019 م  في  مركز الجماعة بسيجو البلدية، وقد حضر فعاليات الدورة كثير من أئمة ودعاة المنطقة ،وبدأت الفعاليات في الساعة العاشرة والنصف صباحا، حيث كان الحفل الافتتاحي بقراءة آي  من القرآن الكريم قام به الطالب محمد بجان ثم كانت كلمة رئيس الفرع يعقوب، رحب فيها الشيخ المحاضر عبد القادر سواني على حبه للجماعة وتعاطفه مع أعضائها وعلى تلبيته الدعوة للحضور في الملتقى العلمي الإيماني ،ثم رحب بالحضور وشكرهم على حسن التلبية ، وذكرلهم الأهداف من تنظيم هذه  الدورة الشرعية والتي تتمثل في تطوير كفاءات الأئمة والدعاة ورفع مستوياتهم العلمية، ثم  حثهم على ضرورة الانضباط  للاستفادة الجيدة ، ونقل  المعلومات المستفادة من الدورة بعد ذلك  الى الأئمة والدعاة الذين لم يحضروامعنا في الدورة .
وبعد هذا جاء دور المحاضرة الأولى بعنوان دور الإمام في إصلاح الفرد والمجتمع  مع الشيخ عبد القادر سواني  الذي عالج موضوعه بشكل مؤثر جدا  حيث تناول مفهوم الإمام شرعا والشروط التي يجب توافرها فيه ، وكيف يؤثر كل شرط في إصلاح الغير ، وبعده كانت الفسحة للصلاة والغداء ، ثم كان الموضوع الثاني بعنوان أهمية الخطبة وكيفية إعدادها وإلقائها . وقد عالج المحاضر الاستاذ أبو بكر بجان الموضوع  بأسلوب حكيم ومفيد حيث ذكرخلاله مكانة الخطبة في التوجيه والإرشاد والإصلاح قديماوحديثاثم بين أهمية إعداد الخطبة،والسلبيات التي تكمن في عدم إعدادها وعدم التمكن من القائها القاءا جيدا . وبعد المحاضرة كانت الجلسة المفتوحة للتعليقات والتساؤلات ثم إعطاء الكلمةلأحد المشاركين الذي عبر عن انطباعاتهم حول الدورة والموضوعات المتناولة فيها وتمنى اكثار من مثيلاتها في كل ثلاثة أشهر على الأقل ، ثم بعده كان توزيع المصاحف على المشاركين ،والدعاء .

المصدر : jironline.org

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lundi, 16 décembre 2019 14:29

الطفلة المتسولة

 لقيتُها طفلة صغيرة، تُناهز ـ فيما يبدو ـ الثالثة من عمرها، تتخلّل المارِّين المتدفّقين من الجامع، بعد صلاة الجمعة الـ 9 ربيع الثاني 1441هـ . لقيتُها وهي تمشي في اتجاه معاكس تتصدّى للنّاس، تمدُّ يدَها، وتحرّكها ميمينة وميسرة، أعلى وأسفل، بأسلوب مضطرب تُلفت الأنظار... نظرتُ إليها وعلمتُ أنها تتسوّلُ، وإن لم تُسمَع من يدها الصغيرة المضطربة رنّاتُ القطع المعدنيّة، لا البيضاء منها ولا الصفراء. فهل لأنها انطلقت حالا؟ أم لأنّها رجعت حالا، بعد ما أفرغت يُديَّتَها التي كانت ملأى قبل قليل، في صُرَّة مَخفيّةٍ عند إنسان ما؟
    أم أن تلك المرأة البائسة، والتي تجلسُ هنالك، وتصوّبُ نظراتِها إلى الطفلة، وتراقب حركاتِها، وتقرأ خلجاتِ نفوس المارّين، وتَتَتبّعُ أشعّةَ عواطفهم، السلام  هل تتسلَّطُ على الطفلة، أم تنحرف عنها؟ وهل تمتدُّ الأيدي من الجيوب إليها فترجو النوال؟ أم تبقى الطفلةُ عُرضة للرحمات واللعنات فحسب، دون الفرنكات؟... يبدو أنّ بينهما (المرأة والطفلة) علاقةٌ قريبة أم بعيدة.
   في تلك اللحظة انتابني شعور عميق، بل مريع؛ لأنّي تخيلتُها طفلتي التي تركتُها في منزلي، وهي في سنّ هذه، وتساءلتُ متى وجدتْ الطفلةُ السنغاليّة مكانتها في الشوارع، حين تفرُض العادةُ والعقيدةُ أن تُحفَظ في الخدور وفي الحجور؟ ومتى وصل بنا الحال إلى أن ننبُذَ طفلةً في الثالثة من العمر تتسوّلُ، وحدَها أو مع أمِّها أو كفيلتها ـ لا أدري ـ على مرأى من الجماهير، بل جماهيرٍ من المسلمين، بل الرائحين منهم من شعيرة الجمعة؟؟ 
   فهذه الحالة تعكِس ما وصل إليه الشعبُ السنغالي المسلم من الاكتواء بالويلات المتسبّبةِ من فقر مادِّي عريض، وحاجة روحية ملحَّة، وأزمة اجتماعية عويصة.
فقر مادّي:
     إن الفقر مصيبةٌ تجب إزالتها بالعمل الدائم "وقل اعملوا..."  كما يلزمُنا تقليلُ وقْعِه بترشيد الموارد والإمكانات؛ "ولا تفسدوا في الأرض بعد إصلاحها..."  ويتحتّم علينا سترُ ملامحه بالصبر والتعفّف " يحْسبهم الجاهل أغنياء من التعفف..."  وهذه المستويات الثلاثة: إزالة الفقر، تقليل وقْعه، سترُ ملامحه، تتوالى على ترتيب منطقي لزومي؛ فلا يجوز الستر إذا أمكن التقليل؟ ولا يُكتفى بالتقليل إذا تيسَّرت الإزالة؟
حاجة روحية:  
    إنّ أرواحنا في حاجة ملحّة إلى التطهير وإزالة ما علِق بها من الأدران حتى تستشفّ الأستارُ، ويخرج الإنسانُ من قفص المادية، ويتحرّر من قيود الأنانيّة، ويرتقي إلى  درجات التضحيّة لصالح المجتمع، بمعاونة الفقراء والمحرومين " والذين في أموالهم حق معلوم للسائل والمحروم"... وهل سيُسمح لنا أن ندخُل ملكوت السماء، إلا باسترضاء من في الأرض من المحتاجين؟
  أزمة اجتماعية
    المجتمع المؤمن المثالي لا يتجسّدُ على أرض الواقع ما لم يتناغم مع الحديث النبوي التالي، تطبيقا وتفعيلا: "مثل المؤمنين في توادّهم وتراحمهم وتعاطفهم مثل الجسد إذا اشتكى منه عضو تداعى له سائر الجسد بالسهر والحمّى"
فقد أعجز النبي صلى الله عليه وسلم علماءَ الاجتماع، ونبغاء البلاغة في هذا التشبيه التمثيلي المقرَّب إلى الأذهان، لأنه استعمل وسيلةً تربويّة متوفرة مع الجميع وهي"الجسد" في حالة "الشكوى"، والتي تعتري الجميع على السواء؛ فالمجتمع جسد واحد، والأفراد هم الأعضاء، والحاجة مصدر الشكوى.
وقوله: "تداعى له سائر الجسد بالسهر والحمى" يُمثّل آلية التعاون والتكافل الاجتماعي، كل بما عنده...  لا يُعذر أحد في المجتمع "سائر الجسد"، وهذا التّداعي يقتضي وجود اتصال وثيق بين الأفراد، يُضاهي اتصالَ الجهاز العصبي في الجسد، والذي يتمتعُ بسرعة الإخبار، وصدق الأخبار، في حالته الطبيعيّة، والذي يعمل على تقنيات عالية الدّقة، ونُظم إدارية صارمة.
وقوله: "إذا اشتكى منه عضو" يُلفت إلى خطورة إهمال الشكاوي حتى تتراكم وتنتشر في المجتمع؛ بل تجب المبادرةُ إلى معالجة احتياجات كل عضو يشتكي، وقضاء حاجاتها قبل  أن يشتكي عضو آخر.
إنه حديث نبوي، بل معجزة اجتماعيّة، وآلية إغاثيّة، وإرشاد إلى العمل الخيري المستمرّ الفعّال. حبذا لو قُمنا بتفعيله على الوجه اللائق والمُشْبِع لمُختلَف أبعاده المجتمعية، لا في حلقات العلم وقاعات التعلُم فحسب، بل وعلى منابر المساجد، ومدرجات المسرحيّات، وفي مجالس النُوّاب، ومكاتب الوزراء، بل وفي دواوين الرؤساء ومنصّات الساسة أجمعين.
حتى لا نلتقي مرّة أخرى مع طفلة صغيرة تمدّ يدها إلى المارّين، ونَبحث هل معها سائق وشهيد، ولا نتبيّن في ذلك كثيرا ولا قليلا، ونُردِّد: "إن نظن إلا ظنّا وما نحن بمستيقنين".


أحمد جه   دكار 8/12/2019م 

 

 

 

 

 

 

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A la mémoire du frère Mamadou Toure (rahimahoullah), ancien directeur général de la pamecas

 

Les désirs et aspirations de l’individu se matérialisent ou restent limités à des symboles en fonction de sa volonté ou de sa fatalité. En effet derrière nos pulsions se cachent des sentiments qui, toujours, cherchent à se traduire en actes. L’expression claire et ferme de notre volonté à les modérer ou notre inadvertance au danger qui leur sont inhérents pousseront à l’expression positive ou négative de nos instincts. La sagesse du maître ou l'endurance des parents ne sera ainsi d’aucun effet face à la détermination d’un disciple ou un enfant rebelle En effet le résultat de nos actions est largement suscité par l’intensité ou non de la volonté qui sous tend leur mise en oeuvre. Or la volonté de l’individu dépend de celle de Dieu. Dieu dit dans le coran : ” Ceci est un rappel. Que celui qui veut prenne donc le chemin vers son Seigneur! Cependant, vous ne saurez vouloir, à moins qu'Allah veuille. Et Allah est Omniscient et Sage” .  Ce verset indique moins une tyrannie que la nature absolue de Dieu créateur de toute chose.

 

La volonté de l’homme s’exerce dans la sphère de la volonté de son créateur, et dans les limites de ses capacités physiques et intellectuelles en tant que créature. C’est une réalité qui relève de l'affirmation d'une authenticité claire et manifeste, qui est celle du caractère essentiellement primordial de la volonté de Dieu. En d’autres termes la volonté de l’homme qui est physiquement et intellectuellement limitée ne saurait surpasser celle de Dieu qui préexiste à celle-ci. A l’instar de toutes les autres facultés humaines, la volonté se caractérise par le principe de relativité. Elle a été créée par Dieu, elle reste ainsi dépendante, dans l’absolu, de la volonté divine. D'où le caractère fondamental de la foi que le croyant doit avoir dans les deux éléments essentiels que sont le décret divin et la prédestination. En vérité la foi dans le décret divin et en la prédestination aide le croyant à s’affranchir des démons du scepticisme et de la circonspection.

 

La vie du prophète (psl) sert de référence au croyant dans son cheminement avec Dieu. En faisant sienne cette “grille de lecture” du rapport entre la volonté divine et celle humaine dans son effort de compréhension de la vie du meilleur des hommes, le prophète Muhammad (psl), le croyant arrive à en déceler le véritable secret : la soumission totale et entière à Dieu. En référence au caractère noble du prophète Mouhammad (psl) Dieu le très haut déclare dans le coran: “ Et tu es certes d’une moralité imminente “ . Ibn Kathîr dit à ce sujet : « Cela signifie que le Prophète (psl) mettait en application les ordres du Coran et ses interdictions d’une manière spontanée et naturelle [...] Tout ce que le Coran lui ordonnait de faire, il s’empressait de l’appliquer, et de même il se hâtait de délaisser tout ce que le Coran lui interdisait. Ceci indique un principe spirituel absolu chez le prophète (psl). Le sacerdoce auquel le prophète (psl) s'était ainsi destiné et auquel il appelle sa communauté est le rappel oh combien important que la survie du croyant dépend de sa capacité à dompter sa volonté face à celle de Dieu  

 

La vie des compagnons, de même, regorge d’illustrations qui sont une preuve de la force de pénétration chez ces hommes et femmes de cette invitation du prophète Mouhammad (psl) à l'expression ultime de la foi en Dieu. A la mort du prophète (psl) Omar ibn al-khattab (ra) al-Farouq (le sagace : celui qui fait la distinction entre le Bien et le Mal, la justice et l'injustice et tranche lors des différends) fut tellement secoué par la nouvelle qu’il se dit que cela ne pouvait être vrai, le prophète (psl) ne pouvait pas être mort. Il tenta de se rassurer ainsi en disant aux compagnons que le prophète (psl) était juste entrain de s’entretenir en privé avec son seigneur, et déclara par ailleurs à l'assistance qu’il couperait la tête à quiconque oserait affirmer que l’envoyé de Dieu était mort. Cette attitude de Omar (ra) renseigne sur son entièreté et son intégrité légendaire. Malgré ces incidents Omar fut l'un des premiers, sinon le premier à prêter allégeance à Abubakr Assidiq (ra). 

 

Abattu dans un premier temps par le choc de la mort du prophète (psl), Omar s’est très vite ressaisi. Par ailleurs l’amour et le respect dont jouissait Omar auprès des compagnons avaient poussés une partie d’entre eux à manifester leur désir de le voir devenir le premier calife de l’islam après le prophète (psl).  Cependant l’épreuve de la mort du prophète (psl) et la conscience du désir des compagnons de le voir devenir calife n’ont jamais eu raison de la résolution de Omar (ra) et ne l’ont pas empêché de réussir à dompter sa volonté et de prêter allégeance à Abubakr Assidiq (ra) avec une grande promptitude et une profonde humilité. En ayant  choisi auparavant Abubakr Assidiq (ra) pour diriger la prière à sa place, le prophète (psl) avait donné une indication claire pour sa succession. Le fait d’accepter de se ranger derrière Abubakr Assidiq (ra) après la mort du prophète (psl) indique ainsi la volonté de Omar (ra) de suivre cette recommandation du prophète (psl). 

 

A travers le Coran Dieu dit que le prophète (psl) ne parle sous l’effet d’aucune passion. Lorsque le croyant décide de suivre le prophète (psl), il porte ainsi la volonté de Dieu. Dieu Le Très Haut dit dans le coran: “Quiconque obeit au Messager obéit certainement à Allah”.

Porter la volonté de Dieu est un renoncement légitime à notre propre volonté. La vie du prophète (psl) et celle des compagnons nous renseigne sur la profondeur de leur soumission à Dieu, et sur leur acceptation sincère du contrat de servitude qui les liait à leur seigneur. Avec les prophètes (‘aleyhimus salam) qui les ont précédés ils représentent ainsi la crème de l’humanité parce que tel est la volonté de  Dieu, mais aussi parce qu’en tant que croyants ils avaient compris l’urgence pour le salut de leur âme, d’apprendre à contenir leur volonté face à celle du créateur des cieux et de la terre.

 

Abdourahmane Babou

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أحدثت قضية "قيد الطلاب بالسلاسل" في إحدى الكتاتيب القرآنية موجة من انتقاداتٍ واسعة النطاق في المجتمع السنغالي، وعادت في الواجهة ملاسنةٌ بين شيخ الكُّتاب والدولة. وهذه القضية ليست إلا صفحةً جديدةً من صفحات التاريخ التي تتكرر وتأخذ أشكالاً مختلفة. فالعراك بين شيخ الكُّتاب والدولة حقيقةٌ تاريخيةٌ لا يمكن إنكارها، وهذه الحقيقة التاريخية بنفسها شكَّلت مفاهيم خاصة في المجتمع السنغالي، وهذه المفاهيم تتطور وتختلف متأثرة بالصيغة التي يتبناها كلٌّ من الطرفين على حدة. في الوقت الذي يروج فيه كل طرفٍ عن نفسه ويعلن مهمته ويسعى لنشر ما يعتبره رسالته التي هي الهدف من حياته.

وشدة تشبُّث كل طرفٍ بفهمه وطرحه، وصلت إلى مستوى التعنُّت القاسي عند البعض، وسبب هذا العناد أزمة في الثقة بين الطرفين. ومع تراكم أزمات الثقة في النفوس، تمكنت في الطرفين عقدةٌ متسلّطةٌ تتحكَّم في تحركات بعض المعنيين بالأمر.

البحث عن المسؤول

        أول ما يخطر بالبال عند العامة أثناء حصول مشكلة معينة في أي مجتمع هو البحث عن المسؤول، وبعد استفراغ الوسع في البحث عن المسؤول المجهول، قد تختلف اتجاهات الأصابع في الإشارة إلى المسؤول. وهو أمر طبيعي نتيجة اختلاف القناعات والمنطلقات. وفي هذا الخضمّ كثيرا ما تضيع المصداقية، وتغيب الأمانة، وتُبكى على الرجولة. لغياب طرفٍ مسؤول عن فعله، أو واحدٍ صدوقٍ مع نفسه يصدع ويقول أنا المسؤول؛ ثم يتحمل تبعات الفعل. وفي هذه القضية بالذات عادت الكرة من جديدٍ فتم ترامي التهم بين شيخ الكتاب والدولة، فعندما يصرح القائمون بشأن الكتاتيب بتقاعس الدولة وعدم القيام بالدعم اللازم للكتاتيب وقيامها بالكيل بمكيالين؛ ترد الدولة عليهم المسؤولية، بسبب تبنِّيهم وسائل عفا عنها الزمن في أسلوبهم التربوي. ولا ينفك أي من الطرفين في صياغة حججه لدعم موقفه المقدس، والذي اعترته أوهانٌ غير محسوبة. 

شيخ الكُتّاب ووهم التقديس

القرآن الكريم مقدسٌ بذاته ووصفه، وهو كلام البارئ الحائز لكل الأفضال، ولا يصح إيمان المرء إلا بالإيمان به، واتخاذه دليلا لحياته. وأهل القرآن هم أهل الله وخاصته وفي مقدمتهم حفاظه في الصدور أو في السطور، وكل عمل متصل بالقرآن يحظى القائم به الفضل والاعتبار في المجتمع المسلم. هذه حقيقةٌ  ثابتةٌ في الشرع والعرف ولامجال لإنكارها، وأؤكدها هنا وأومن بها تمهيدا لما سيأتي دفعاً لأي مزايدةٍ في حقي.  

الاستسلام للحقيقة السالفة الذكر يستتبع الإيمان بأن أمر القرآن الكريم يجب أن يكون شأنا عاما يهمّ كلّ مسلمٍ. لأن مجاله فسيح يسع الكثير، والحفاظ عليه وتمكين تعاليمه في الأرض أوسع من أن تحتكره مجموعةٌ معينةٌ. والعمل في تعليمه وتعلّمه – مع علوّ شأنه- لا يجعل القائم بهذا العمل مقدسا، بحيث لا يجب نقده أو إعادة النظر في أمره، وإخضاعه للمساءلة إن اقتضى الأمر. فلا توجد علاقة تلازمية بين نقد الأسلوب والقائم بالأسلوب وإعلان الحرب على القرآن أو بُغض أهله. فتعليم القرآن وتحفيظه مسألة علمية كسائر المسائل العلمية، وهي خاضعة للتقييم والتطوير والاستجابة لضرورات الواقع.

يخطئ شيخ الكتاب إذا ظن أن أسلوب عمله هو الدليل على حبه للقرآن. أوينظر بعين الوجس كل نقد للأسلوب أو كل محاولة للتغيير، أويؤلب العاطفيّين على أصحاب الدعوات الإصلاحية، بدعوى أنهم يحاربون القرآن، أو ما شابه ذلك من أوصاف مُنفِّرة. 

الشعور بالمسؤولية يقتضي الإصلاح والتغيير إلى الأحسن، وخطوة التغيير الأولى تبدأ من شيخ الكتاب نفسه؛ من خلال إشراك التخصصات المختلفة، وتوريط مسؤولية الدولة في  العملية الإصلاحية.

ثُلْم الدولة 

          تقع على عاتق الجمهورية المسؤولية الدستورية في تعليم جميع أبنائها على حدّ سواء، دون تمييز بين المتعلمين أيا كانت المادة العلمية، إلا أن انعكاسات الاستعمار الغربي جعلت البناء  الدستوري السنغالي منخورا. فلم يستوعب الدستور شريحة الدارسين باللغة العربية عامة، والمتعلمين في الكتاتيب بشكل خاص. ومع تعاقب الأجيال، لم يتسن للمعنيين بالأمر في الدول استدراك هذه الثغرة القانونية.

لكن الإنصاف يقتضي القول بأن المبادرات التي قامت بها الدولة مؤخرا، بداية من تبني التربية الدينية في المدارس الحكومية منذ عام 2002، ثم إنشاء إدارة خاصة تهتم بتطوير المدارس القرآنية عام 2004 يقوم بأمرها موظفون من حفظة القرآن وحملة الثقافة العربية الإسلامية، وصولا إلى تعيين مدير لمفتشية المدارس القرآنية التابعة لوزارة التربية والتعليم الوطنية عام 2008 يمكن اعتبارها خطوة في الاتجاه الصحيح. ومعلوم أن نجاح الخطة يتوقف على دعم شيخ الكتاب بنفسه لهذه المبادرة من حيث المشاركة والأخذ والرد للوصول إلى الصيغة التي يرتضيها.

ولكن الملحوظ هو التلكؤ الشديد من بعض الفاعلين الرئيسيين من شيوخ الكتاتيب تجاه هذه المبادرة دون تقديم بديلٍ مناسبٍ، بل الاكتفاء فقط بنقد الموجود. رغم أن الحرص على حفظ بيضة الدين والقرآن يقتضي التوجس أحيانا؛ يجب العلم أيضا أن المبالغة في قراءة نيات الأخرين قد تؤدي إلى الجمود في المواقف وانسداد الطرق المؤدية إلى الحلّ.

حلْحلةُ المعضلة

من أبجديات علوم المناهج التربوية أن أي منهج تربوي يجب أن ينبثق من فلسفة المجتمع المعنيّ، ومن الأسف الشديد أن نجد شرخا كبيرا بين المنهج التربوي الرسمي الحكومي وفلسفة المجتمع السنغالي وقيمه وتقاليده. وهذا ماجعل ثلّة من المجتمع السنغالي يرضون توجيه أبنائهم إلى المدارس الأهلية العربية أو إلى المدارس القرآنية للتحصيل الديني. ومع ذلك لا يخفى على ذي بصيرة أن مناهج وأساليب الكتاتيب القرآنية تحتاج إلى التحديث لمواكبة الواقع. وإلا فهي عرضة للوقوع في أخطاء متكررة تشوه القرآن وأهله، ولا يمكن تبريرها حتى بالعاطفة الجياشة.

وفي هذا الصدد فجلوس الطرفين على الطاولة، ومواجهة المشاكل التي تشغل الكتاتيب القرآنية أمر محتومٌ. وللخروج من عنق الزجاجة - في نظري- يجب التركيز على بعدين رئيسين للوصول إلى إطار إصلاحي شامل، يكون دور شيخ الكتاب ودور الدولة حاسماً في تحقيقه.

أولا: البعد القانوني

الكتاتيب القرآنية مع عراقتها ووظيفتها المهمة لاتتمتع بأي وضعية قانونية محددة، فهي تُركت مهملة دون أي تنظيم قانوني حتى مؤخرا وتحديدا في 2016 عندما وقع أبرز ممثلي الكتاتيب القرآنية وشخصيات الحركات الإصلاحية مع الحكومة ممثلة من وزارة التربية الوطنية في جلسة وطنية على المشروع القانوني الأساسي للمدارس القرآنية. وهذه هي الخطوة الأساسية التي لايمكن إغفالها إلى أي خطوة أخرى في العملية الإصلاحية. لأن كل المؤسسات التربوية العامة والخاصة الدينية وغير الدينية تخضع للدستور السنغالي كما أشار إلى ذلك الدستور في موادها الثلاثة رقم 21-22-23 . وعليه لا يمكن بأي حال من الأحوال استبعاد مسؤولية الدولة عن المدارس القرآنية. ومن الناحية القانونية فالدولة فقط هي التي تستطيع إصدار القانون وتفعيله لتكون للمدارس القرآنية اعتبارها القانوني والمؤسسي. وبذلك يمكن التمييز بين الحابل والنابل من الكتاتيب. ثم الالتزام بالاستحقاقات المادية تجاه هذه المدارس إذا لزم الأمر.

ثانيا: البعد التربوي

إذا سلَّمنا أن تعليم القرآن وتعلمه عملية تربوية نصل إلى نتيجة حتمية مفادها أن هذه العملية يجب أن تخضع حتما للنظريات التروبوية، ويفتح أيضا المجال للاستفادة من أي علم من شأنه أن يحسن عملية تعليم القرآن وتعلمه. ولقد اطلعتُ على عملٍ جليلٍ قامت به مفتشية المدارس القرآنية التابعة لوزارة التربية. تمخض من هذا العمل دليلٌ بيداغوجيٌّ شامل تناول المراحل التعليمية للطفل عندما يبدأ التعلم إلى المرحلة النهائية. وهذا العمل البشري لا شك غير منزَّه عن الخطأ وهو قابل للتطوير والتقييم والمراجعة، ورغم أني لا أزكيه أرى أنه بداية موفقة لإصلاح المنهج التربوي للمدارس القرآنية، وبدعم من المختصين وذوي الشأن يكون الوصول إلى نتائج إيجابية أمرا متصورا. 

وختاما

النظرة العاطفيَّة للمشاكل الاجتماعية لاتؤدي إلى حلول، وبالتالي لكيلا يصل الأمر إلى طريق مسدودٍ، أو تنفجر أزمةٌ مجتمعيةٌ يكون الطفل –أهم شريحة من شرائح المجتمع- كبش فداء فيها؛ فقد حان الوقت للمسؤولين من كلا الطرفين قبول الواقع والبحث عن أنجع سبلٍ لوضع حدٍّ لمشكلة المدارس القرآنية أو للتقليل منها. 

محمد بشير جوب

03/12/2019

إسطنبول - تركيا

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الإمام تيرنو سليمان راسن بال،  هو العالم السنغالي الذي أسس مع رفقائه البواسل دولة الأئمة ب ( فوتا ) في السنغال سنة ( 1776)م ، بعد الثورة على حكم عائلة (ديننكوبي ) التي عاثت في المنطقة فسادا، مما جعل السكان يعانون من ويلاتهم ، وفي احتدام وتيرة النزاع الداخلي بين الأسر المتنافسة في الحكم، وتدخل الأطراف الأجنبية لدعم بعض أطراف هذا النزاع .    

في وسط هذا الوضع المضطرب ظهرت أسماء لامعة رأت ضرورة تغيير هذا الجو الممتلئ بالممارسات التي لا يقرها عقل ولا شرع، حيث قام رجال يقظون بالتخطيط لثورة شاملة، وهم ما زالوا طلاب علم في ( كَجورْ )، وكان على رأسهم، المؤسس الإمام ( تيرنو سليمان راسِنْ بَالْ )، و( ألمَامِ عبد القادر ألْفا حمدي كَانْ )، وهو أول إمام حكم فوتا تورو بعد قيام الثورة، والشيخ ( عبد الكريم جاوندو )، و( تيرنو مُلِّ موط )، وغيرهم كثيرون رحمهم الله تعالى ،   هؤلاء الأئمة والفقهاء شرعوا في تأسيس جمعية سياسية كانت تعمل في الخفاء من أجل توعية أهالي (فوتا) على جميع المستويات، إلى أن كتب للثورة النجاح، فأقاموا دولة إسلامية بكافة مؤسساتها ، وقضوا على الوثنية في فوتا وما حولها .  

ولم تكن ثورة الأئمة ثورة على الوثنية والظلم السياسي والفساد الإداري فقط، بل كانت أيضا ثورة علمية فقهية، حيث كتب الشيخ ( سليمان بال) رحمه الله لدولة الأئمة وثيقة تاريخية حدد فيها أهم المعالم الدستورية للفكر السياسي عند الأئمة، جدد فيها بعض المفاهيم والآراء الفقهية ونحى فيها منحى اجتهاديا مقاصديا واضحا، لا سيما فيما يتعلق بشروط نصب الإمام ووجوب محاسبته ومراقبته،  قال رحمه الله في تلك الوثيقة رحمه الله : (( إن النصر مع الصابرين، أنا لا أدري هل أموت الآن أم لا، فإذا مت فانظروا إماما عادلا زاهدا، ورعا، لا يجمع الدنيا لنفسه ولا لعقبه، وإذا رأيتموه قد كثرت أمواله فاعزلوه وانهبوه، وإذا امتنع فقاتلوه واطردوه، لئلا يكون ملكا عضوضا يتوارثه الأبناء ، وولوا مكانه غيره من أهل العلم والعمل من أي القبائل، ولا تتركوا الملك في قبيلة خاصة لئلا تدعي الوراثة ، بل ملكوا كل مستحق ... ))   . 

ففي هذه الوثيقة نرى الإمام سليمان بال رحمه الله يجعل أهم شروط الإمامة في دولته الناشئة العدل وهو أساس الملك وقوامه، ثم الزهد وهو صفة تحمل الأئمة على العفة في المال العام وتكفهم عن الفساد ، كما نهى رحمه الله عن توارث الملك وجعله خاصا بأسرة أو قبيلة أو طبقة ، لما في ذلك من مخالفة مبدأ الشورى . 

ولم يهمل الشيخ سليمان رحمه الله موضوع عزل أئمة الجور وإزالتهم عن سدة الحكم ، بل سطر بالعريض في وثيقته التاريخية أن ((إذا رأيتموه قد كثرت أمواله فاعزلوه وانهبوه، وإذا امتنع فقاتلوه واطردوه، لئلا يكون ملكا عضوضا يتوارثه الأبناء ، وولوا مكانه غيره من أهل العلم والعمل من أي القبائل)) ، فياله من إمام جليل وفقيه شجاع ، حيث لم يكل الناس إلى رحمة الأئمة والولاة الجائرين الذين لا يرقبون في شعوبهم إلا ولا ذمة . 

إن الإمام سليمان راسن بال رحمه الله تعالى الأب الروحي لثورة الأئمة والمنظر لدولتهم الناشئة ، يستحق أن يفرد ببحوث ودراسات ، تعرف بسيرته العطرة ، وتعرض وتحلل آرائه الفقهية ، وتبرز جهوده الإصلاحية ، نسأل الله أن يجزيه عن الإسلام والمسلمين خير الجزاء . 

بقلم الدكتور نجوغو امباكي صمب 

جربل 2 ديسمبر 2019م

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